Chauffage au bois : ne choisissez plus au hasard

Se chauffer au bois, c’est non seulement respecter l’environnement et créer l’ambiance au sein d’une habitation mais aussi réduire sa facture énergétique. Reste à définir le mode de combustion et les types de combustible qui répondent le mieux à vos besoins ! Décryptage.

Le bois est, sans le moindre doute, l’une des solutions les plus respectueuses de l’environnement puisqu’elle assure le maintien de l’équilibre entre la masse de carbone absorbée par les plantes et celle qui est rejetée par la combustion.

Et vous n’avez pas à vous inquiéter de la déforestation. En effet, la France peut se prévaloir de disposer de l’une des forêts les plus riches d’Europe.

Sommaire

Une ressource bien gérée
Chauffage bois : un atout indéniable !
Les différents dispositifs de chauffage
Le design, ça compte !
Bien comprendre les différentes formes de combustibles

Une ressource bien gérée

Au total, ce sont plus de 15 millions d’hectares, soit un peu moins du tiers du territoire national, en croissance annuelle de 10%, qui sont aujourd’hui recouverts de forêt. À ce jour, la France revendique davantage de surface forestière qu’il ne pouvait y en avoir au XIème siècle ! Et les professionnels de la filière sont reconnus pour leur gestion rigoureuse de cette ressource.

Parallèlement, les dispositifs de chauffage ont réalisé des progrès considérables. Leur rendement, de l’ordre de 90%, les rendent particulièrement performants !

Au point que la solution bois est désormais parfaitement adaptée à tous les logements, mais cela à deux conditions : que des ressources locales assurent qu’on ne déséquilibrera pas le bilan carbone par un transport du bois sur une longue distance et que l’utilisateur dispose d’un local de stockage suffisant (sa taille dépendra de la forme de combustible choisie).

Chauffage bois : un atout indéniable !

Au-delà des critères environnementaux, le bois présente un avantage non négligeable : son coût !

On estime en effet qu’il est jusqu’à deux fois moins cher que le fioul ou le gaz et l’écart risque encore de se creuser avec l’augmentation constante du coût de ces énergies, indexées en partie sur le prix du baril de pétrole. Si les installations nécessitent un surinvestissement de l’ordre de 10%, leur rentabilité est telle que leur amortissement demande tout au plus dix ans.

Les différents dispositifs de chauffage

Pour être certain d’installer dans votre habitation une source de chaleur adaptée : au lieu, à vos usages et à votre budget, il est indispensable de connaître les spécificités de chaque type de chauffage.

  • Les chaudières : alimenter le chauffage central

Une chaudière à bois remplace tout simplement une chaudière à gaz ou au fioul. Seul le combustible change. Elle alimente un chauffage central (radiateurs, chauffage par le sol, etc.) et peut aussi fournir l’eau chaude sanitaire. C’est une solution centralisée très efficace.

On peut alimenter une chaudière à bois avec des bûches, des plaquettes ou des pellets. L’alimentation par bûches est manuelle ; l’alimentation par plaquettes ou pellets peut être automatisée à l’aide d’un silo équipé d’une vis sans fin.

Les fabricants proposent différents types de chaudières : classiques, à combustion horizontale ou inversée. Les premières sont maintenant dépassées par les autres, où les circuits de séchage et de combustion sont dissociés. Dans certains cas, des turbines forcent le passage de l’air, améliorant la combustion et l’évacuation des fumées.

  • Les poêles : des rendements variables

Le système traditionnel du poêle ne présente aujourd’hui plus aucun rapport avec les anciens matériels. Surtout lorsqu’ils utilisent des granulés puisqu’ils peuvent atteindre des rendements de 80%, là où le poêle à bûches se situe dans une fourchette de 40% à 80%. C’est dire s’il est important de se renseigner sur la performance du matériel avant de le choisir.

En acier, en fonte, voire en matériaux réfractaires (qui fonctionnent par accumulation et sont particulièrement efficaces) les poêles se déclinent dans des gammes de tailles et de performances parmi lesquelles on choisira en fonction du besoin (d’appoint pour un usage en demi-saison, central pour un chauffage permanent) et du volume à chauffer. Dans certains cas, le poêle peut être utilisé pour alimenter temporairement un réseau de chauffage central.

  • Les inserts, cheminées et cuisinières : joindre l’utile à l’agréable !

Qui ne rêve pas d’une belle cheminée ouverte permettant de contempler les flammes ? Malheureusement, le rendement des cheminées anciennes est assez déplorable : 20% !

C’est pourquoi, pour garder le plaisir du spectacle tout en améliorant sensiblement l’efficacité du système, se sont développés les inserts qui permettent d’atteindre des rendements de 80%, voire plus (en moyenne de 50 à 70%). On peut aussi utiliser un foyer fermé habillé d’une cheminée neuve.

Couplés à des dispositifs de réchauffement et de distribution d’air chaud (notamment dans les pièces de l’étage) ces dispositifs peuvent participer à un chauffage d’appoint.

On citera enfin, pour mémoire, l’antique cuisinière à bois pour souligner toutefois qu’aujourd’hui son rendement n’est pas si négligeable puisqu’il peut aller de 50 à 70%. Elle peut, comme le poêle, être la base d’un chauffage central, mais son alimentation manuelle est exigeante.

Le design, ça compte !

Sachez joindre l’utile à l’agréable… Quel que soit le dispositif vers lequel vous vous orienterez, ne négligez pas les considérations esthétiques lors du choix.

En effet, les poêles, les inserts, prennent place directement dans les pièces à vivre. Pour profiter de la fascination qu’exercent les flammes sur l’esprit humain, il faut prendre en compte le design, l’encombrement, tout autant que l’efficacité énergétique !

Bien comprendre les différentes formes de combustibles

Le bois de chauffage se présente sous différentes formes. En fonction du dispositif de combustion choisi, de l’espace de stockage disponible, apprenez à faire le bon choix !

  • La bûche : le bois à l’état brut

La bûche, dont la longueur varie de 20 à 50 cm, est la forme la plus brute qui nécessite un séchage préalable (au moins un an) dans un endroit sec avant d’être utilisée. La bûche exige donc un local de stockage plus important et nécessite une plus grande manutention.

À la campagne, où elle est commercialisée par stères (1 m3) elle reste le format le plus courant et le plus économique.

  • Les plaquettes : 100% recyclage

Les plaquettes sont issues des déchets de l’industrie forestière. Branches et déchets sont broyés et réduits en petits éléments. Ces produits offrent un excellent rendement et sont utilisables pour l’alimentation automatique des chaudières.

  • Les pellets : issus de la transformation

Les pellets sont des granulés de bois, eux aussi issus de la transformation et dont les performances énergétiques sont particulièrement intéressantes. Ils se présentent sous la forme de petits cylindres de 3 cm de long au maximum et offrent une capacité calorifique élevée (trois fois plus que le bûches). Les pellets facilitent grandement l’alimentation automatique.

 

Quel que soit le matériel que vous choisissez, pensez qu’il existe des labels comme le Label Flamme verte, de l’Ademe pour vous aider dans votre choix, ou encore la marque NF bois de chauffage. Et surtout n’hésitez pas à demander conseils à des professionnels qualifiés !

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